11 juillet 2008
re-lief
the obsession of correctness
Toujours un peu de mal à imaginer l'année à venir. La réunion d'information et d'inscription l'a rendue bien réelle mais c'était aussi un réel facteur de panique et d'anxiété. Maintes fois, j'ai senti mon coeur bondir et l'envie de me barrer de là. Ne serait-ce que le rythme, qui n'a jamais été le mien, les samedis matins que je suis condamnée à me taper dans une salle de classe, l'idée qu'il va falloir me battre pour qu'on m'enseigne les choses.
[atlas scolaire indispensable en HK : oui je l'avais totalement prévue celle-là]. Ceci dit, ils ont tout fait pour rendre cette idée agréable, après tout les curieux ne peuvent être déçus. Je ne vois pas d'autre façon que de suivre les consignes, c'est ce qu'on fait depuis la primaire, rien n'est plus facile et agréable lorsqu'on récompense notre obéissance. On s'en sort bien jusque-là, aucune raison pour que ça s'arrête. La remise en question est juste nécessaire, c'est tout. Je sais ce qu'il se passe quand je vais trop vite.
Alors écoute, moi je vais lire, je vais mater les films, je vais commencer par le début à chaque fois au lieu de tout faire dans le désordre et surtout en même temps (et puis à la dernière minute aussi). Je vais essayer de ne pas me planter juste parce que c'est normal de se planter au début, sinon on en sort plus, et puis ça devient normal de se planter jusqu'à la fin...
Le neuf, ça aide aussi. Les nouveaux meubles, les nouveaux gens. C'est peut-être pas le bon plan de bavarder dès le début, j'aime bien user simplement de mes yeux pour les détailler les aliens. Et puis je suis pas de ce genre. Nouveaux meubles parce que mon bureau est dégueulasse. Bah oui, c'est aux petites robes devenues trop petites qu'on s'attache pas aux vieilles tables. Je suis encerclée par à peu près les deux tiers de mes possessions dans la chambre d'amis - en attendant de tout ranger dans la nouvelle chambre - qui ressemble à présent à une mini friperie, ça réconforte un peu parce que tout est là, empilé, rien ne bouge. C'est désespérant : ça me va, le bordel. J'ai l'impression de coloniser l'appart à mesure que je grandis. J'ai besoin de plus d'espace, plus d'étagères. J'aurais pas pu vivre avec une jumelle. A moins qu'elle décide d'élever des oies.
10 juillet 2008
celebration time
chez adrien


Le jour des résultats


05 juillet 2008
that's it
02 juillet 2008
marine's
27 juin 2008
Oscar trop Beige pour moi
old stuff
25 juin 2008
En N&B, on voit pas que t'es rouge
24 juin 2008
the time of reassurments
Je n'ai pas le souvenir de m'être sentie autant en vacances que maintenant. Peut-être l'année dernière parce que beaucoup de moments dans la semaine passée font écho à il y a un an, à cela près que je me sens plus extérieure à tout ça. Mais à l'heure qu'il est, il fait doux voire lourd, la lumière est limite aggressive. J'ai une curieuse envie de savoir toutes sortes de choses, d'à peu près tout savoir mais pas trop. J'ai envie d'écrire, d'images, d'inventer des recettes époustouflantes. Des tonnes d'idées me traversent l'esprit en général, mais quand je suis en cours d'histoire, en philosophie. Quand je ne peux pas le noter sur mon agenda ou dans ma mémoire peu fiable. Dans le RER, ou dans une conversation, je les oublie délibérément parce que sinon, c'est ce que je veux dire que j'oublie. Et la plupart du temps, j'oublie les deux. En période de stress, de montagnes de devoirs, je trouve toujours autre chose à faire. Bien entendu, l'impasse est plus que nécessaire. Mais à présent que je suis délivrée de la décolonisation, de la guerre froide, de la liberté et du thème de la mort dans le Guépard, je ne sais plus quoi faire. Plus rien ne me vient, je ne me souviens plus. C'est frustrant.
Il y a ce projet avec ma soeur de faire converser deux folles via le logiciel Creative. Elle jouerait le personnage d'une quarantenaire adolescente en manque d'affection et trop belle pour réfléchir. Moi, une jeune comptable dégueu qui me terre dans mon appart' pour oublier que je suis seule, et que mon frère et mort. Ca nous est venu en parlant avec des voix grotesques à la E.T. pour déconner. Comme quoi, tout se développe, tout s'étoffe. Je pourrais exploiter l'histoire de moi qui n'ai plus d'idées.
Tout ceci, c'est le manque de fringues. J'en suis sûre. L'un ne va jamais sans l'autre. Vous ne m'avez jamais vue essayer mes robes ou tee-shirts et m'interrompre en plein boutonnage pour m'asseoir devant l'ordi et chercher des musiques qui accompagneraient bien une vidéo. Je ne finis souvent rien; puisque finir signifie trois heures du mat'.
Quitte à m'occuper, je ne vais pas tarder à mettre de l'ordre (at least, for my mom's sake). Ne serait-ce que dans ma chambre, qui a assez souffert des révisions, et des agitations de cette année. Après ça, comment garantir une adhésion au profil de l'élève de prépa en automne 2008, on verra. Je ne suis pas à l'aise car je n'ai toujours pas le sentiment de m'engager dans cette voie pour aller au bout. Depuis que j'ai coché cette case (la période ravel et tout le trala) je n'arrête pas de me dire qu'au pire, il y a correspondance Sorbonne. Mauvais, hein ? L'idéal serait d'arrêter de faire d'un plan B un but.
J'ai voulu faire sécher des tomates aujourd'hui. Sans forum d'aide sur internet. J'irai à Champion la prochaine fois.


























































































